L’histoire d’un nom · De Robert Desnos à Anatole Jakovsky
POURQUOI « LA SIRÈNE » ?
Une figure poétique, un objet fétiche et un fil invisible qui relie Robert Desnos, Youki et Anatole Jakovsky jusqu’à Blainville-Crevon.
Robert Desnos
1901 — 1945
Lucie Badoud « Youki »
1903 — 1964
Anatole Jakovsky
1907 — 1983
À l’origine
Un talisman devenu symbole
Ainsi s’exprimait Robert Desnos, le poète mort en déportation, dialoguant avec le fantôme de son amour perdu.
Cette sirène évoquée — talisman magique, objet fétiche — l’a accompagné tout au long de sa courte vie et demeure présente à travers son œuvre.
Par un étonnant détour, cette mythique sirène, pleurant son poète disparu, est venue chercher refuge dans le calme de notre village de Normandie — Blainville-Crevon — y faisant naître un conte merveilleux.
Robert Desnos · 1901 — 1945
« La Sirène aux seins durs connaît maintes histoires Et l’accès des trésors à l’ombre des tunnels »
Le passage de témoin
1948
Trois ans après la disparition de Robert Desnos
Il y a trois ans déjà que Robert Desnos a disparu, là-bas, très loin au centre de l’Europe, quand, en 1948, un écrivain, critique d’art mais également collectionneur demande à Youki, la veuve de Desnos, de lui céder sa jolie sirène.
Lui, Anatole Jakovsky, son nouvel amoureux, gardera la muse à ses côtés tout au long de sa vie, l’inspirant et l’aidant à réunir un incroyable trésor.
Trois destins
Une histoire qui se transmet
Une lecture chronologique de la biographie, réunissant les deux anciennes pages consacrées à Anatole Jakovsky.
1901 — 1945

Robert Desnos
Le poète auquel la sirène est d’abord intimement liée, comme une présence poétique et un objet fétiche.
1903 — 1964

Lucie Badoud
« Youki », l’amour de Desnos, puis celle auprès de qui Anatole Jakovsky demandera à accueillir la sirène.
1907 — 1983

Anatole Jakovsky
Écrivain, critique d’art et collectionneur, il gardera la muse à ses côtés et réunira un extraordinaire ensemble de collections.
Les mots qui demeurent
L’ombre parmi les ombres
J’ai rêvé tellement fort de toi,
J’ai tellement marché, tellement parlé,
Tellement aimé ton ombre,
Qu’il ne me reste plus rien de toi.
Il me reste d’être l’ombre parmi les ombres
D’être cent fois plus ombre que l’ombre,
D’être l’ombre qui viendra et reviendra dans la vie ensoleillée.
Robert Desnos